Département de la Mvoug : « la jeunesse de la Mvoung : entre défis et perspectives pour une inscription remarquée dans la 5e République »

14 juillet 20260
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Ovan, localité située dans le département de la Mvoung, dans la province de l’Ogooué-Ivindo, a accueilli le week-end écoulé, la première phase de la première édition des Grandes Rencontres de la Jeunesse de la Mvoung. Axée autour du thème : « la jeunesse de la Mvoung : entre défis et perspectives pour une inscription remarquée dans la 5e République ». La rencontre qui s’est voulue sobre et décomplexée de tout attrait politique, a mobilisé les jeunes autour d’un idéal commun : son émancipation économique, sociale et culturelle. Elle a été organisée grâce au concours de l’Honorable Parfaite Amouyeme Ollame épouse Divassa, 3e Vice-président de l’Assemblée nationale.

Au Gabon, alors que le développement des localités repose essentiellement sur la construction d’infrastructures et la valorisation des ressources naturelles locales, la question du chômage des jeunes retient marginalement l’attention des plus hautes autorités. Le Rapport national sur le développement humain 2026, consacré au thème « Jeunesse, Employabilité, Entreprenariat et Développement Humain au Gabon » conforte cette réalité en précisant par ailleurs que « les disparités entre Libreville et les provinces » limitent l’émancipation professionnelle des jeunes.

Face à ce constat, les jeunes de la Mvoung, réunis autour des rencontres éponymes, grâce au soutien de Parfaite Amouyeme Ollame épouse Divassa, 3e Vice-président de l’Assemblée nationale, par ailleurs marraine de l’évènement, ont échangé sur leur réalité. « Cet événement n’a rien à voir avec la politique. Il s’est agi de discuter des enjeux de développement d’Ovan », a d’entrée de jeu, fait savoir Samuel Junior Mengue Minko, Responsable de la commission Scientifique. Pour ce dernier, l’objectif de la rencontre était en effet de faire « taire les egos » et les « clivages » pour discuter des problèmes que rencontrent les jeunes de la localité.

L’évènement, qui s’est déroulé en présence des autorités locales, intervient dans un contexte de difficultés accrues pour les jeunes d’Ovan. Et pour cause, fort de ces plus de 4000 d’âmes, dont environ 60 à 70% des jeunes, la petite commune située à environ 100 kilomètres de la ville de Makokou, chef de la province de l’Ogooué-Ivindo, est soumise au diktat des difficultés économiques et sociales. Entre autres : le manque d’entreprise à fort impact social et économique dans des domaines variés, le sous-développement du tissu économique (entreprenariat), les difficultés d’accès au financement…bref, les griefs sont nombreux et expliquent la sombre dynamique économique et sociale actuelle. La jeunesse est la plus exposée à ces difficultés.

Pour contourner ces insuffisances, les organisateurs ont, autour de trois panels, invité la jeunesse à s’investir pleinement sur les questions d’éducation, de formation, de sport, de religion, de culture, de gouvernance et d’entreprenariat. Selon leur vision de choses, ce n’est que par la convergence d’idées entre ceux de Libreville et d’Ovan qu’il pourrait être possible de changer les choses. Ce que reconnais…qui reconnaît le bien-fondé de ces rencontres. « Nous qui vivons les réalités d’Ovan, une telle activité nous manquait. Il n’a rien à dire. L’idée est bonne », a laissé entendre un jeune d’Ovan ayant requis l’anonymat.

« Les questions abordées sinon les problématiques soulevées sont partagées. J’avoue que lorsque j’ai commencé le travail ici en tant que Maire, le constat que vous avez soulevé était déjà le même. La jeunesse ici est confrontée à plusieurs problèmes. Ici à Ovan, nous avons l’absence de bibliothèque, le manque de lieux de divertissement, le chômage…les problèmes soulevés ont permis de penser à la jeunesse ovanaise de demain », a fait savoir Djamel Akoure, Maire de la commune d’Ovan.

La rencontre d’Ovan qui constitue la première phase de l’événement a permis de faire l’autopsie de difficultés rencontrées par les jeunes du département et de consigner quelques pistes de solutions en lien avec les urgences du moment. L’enjeu n’est pas d’être les garants de la résolution de ces difficultés, mais celui de faire un plaidoyer auprès des plus hautes autorités pour trouver des solutions adaptées au cas et au contexte local.

Se satisfaisant de la rencontre, Abang E. Chevarole, l’initiatrice du projet et responsable de la commission Communication, a salué la mobilisation de ses frères et sœurs : « nous sommes satisfait du déroulement de la première phase. La jeunesse de la Mvoung a répondu présent à notre appel. Cela montre que le premier objectif qui était de rassembler nos frères et sœurs et de discuter ensemble de nos problèmes a été atteint. Tout en remerciant l’Honorable Parfaite Amouyeme Ollame épouse Divassa pour son accompagnement, nous donnons rendez-vous à nos frères de Libreville d’emboiter le pas et faire comme ceux de l’intérieur du pays qui ont compris la nécessité de discuter ensemble des maux qui minent la communauté jeune du département  ».

Après la phase d’Ovan, les Grandes Rencontres de la Jeunesse de la Mvoung vont, le week-end écoulé, mobilisé, lors de la seconde phase, la diaspora du département vivant à Libreville. L’objectif sera le même : rassembler, dans un esprit d’unité et de cohésion, l’ensemble de jeunes du Département, sans distinction d’appartenance politique, associative, religieuse ou sociale.

F MOUKALA/MT

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