« Un Gabon répressif ? » Chiche ! Quand la caricature ne résiste pas aux faits !
Depuis la présidentielle d’avril 2025, qui a officiellement clos la période de transition avec l’élection incontestée du Président Brice Clotaire Oligui Nguema, le Gabon avance. Pourtant, certains cercles semblent vouloir rester bloqués dans un récit anachronique, s’obstinant à dépeindre notre pays sous les traits d’un régime répressif.
C’est à cet exercice de style, aussi laborieux que déconnecté de la réalité institutionnelle, que certains se sont livrés dans un article récemment publié par France 24, intitulé : « Au Gabon, l’hostilité croissante du pouvoir envers les voix critiques ».
Il existe un adage bien connu dans le domaine de la communication : une certaine presse fera toujours la « une » sur le train qui déraille, tout en ignorant obstinément les milliers d’autres qui arrivent à l’heure et en bon état. C’est exactement ce biais qui est à l’œuvre ici.
Tandis que quelques observateurs s’évertuent à isoler des faits divers pour crier à la censure, ils occultent volontairement une réalité structurelle majeure : le classement de l’ONG Reporters sans frontières (RSF), qui place le Gabon à la 43e place mondiale sur 180 pays, en faisant le leader incontesté de la liberté de la presse dans la zone CEMAC. Ce n’est pas une opinion, c’est une donnée mesurable ; il est ironique de voir des contempteurs du pouvoir ignorer cette avancée historique pour se focaliser sur des polémiques stériles.
Cette soif de victimisation atteint des sommets de comédie numérique lorsqu’il s’agit des réseaux sociaux. Certains activistes, champions du harcèlement et de l’insulte, voient leurs comptes suspendus et crient immédiatement au complot étatique.
C’est oublier, dans un élan de mauvaise foi flagrant, que Facebook, TikTok ou autres plateformes ne sont pas des extensions de l’administration publique gabonaise, mais des entreprises privées régies par des conditions d’utilisation strictes.
Il est crucial de dissiper ce malentendu : le signalement de contenus est un droit civique fondamental, mis à disposition de chaque utilisateur pour garantir la sécurité et la courtoisie des échanges. Lorsque ces réseaux sociaux suspendent un compte, ils ne font qu’appliquer leurs propres règlements suite à une violation constatée par leurs services de modération. L’État n’a strictement aucune prise sur ces décisions techniques.
Si ces voix étaient moins occupées à déverser leur fiel et respectaient les règles élémentaires du vivre-ensemble numérique, leurs comptes seraient probablement toujours actifs.
Pour s’en convaincre, il suffit de regarder notre paysage médiatique réel : sur des chaînes comme TV+ Afrique, les débats sont houleux, les positions sont contradictoires, et pourtant, personne n’y est censuré. Si le Gabon était réellement répressif, ce champ de bataille intellectuel quotidien aurait disparu depuis longtemps.
Mais la plus grande ironie réside sans doute dans la posture de ceux qui, tout en se drapant dans le manteau de la défense des intérêts nationaux, ont essuyé des revers électoraux cuisants dès que le peuple a été consulté.
Il est assez savoureux de constater que ces « voix critiques », après avoir parfois bénéficié de nominations diverses du Président Oligui Nguema — notamment au sein du Parlement de la Transition — se sont révélées incapables de se faire élire par le suffrage populaire une fois dans l’isoloir. Leur échec électoral est la preuve tangible de leur déconnexion totale avec les aspirations de nos compatriotes.
Aujourd’hui, alors que le délai de mise en conformité des partis politiques a expiré le 27 juin dernier, nombre de ces acteurs et leurs formations politiques préfèrent la diversion à cette exigence de responsabilité et de légitimité administrative. Où en sont-ils réellement avec cette mise en conformité ? Si l’on est incapable de gérer une formation politique, quelle crédibilité accorder à leurs leçons grandiloquentes à l’échelle de la gestion d’un État ?
De la même manière, le dossier de détention de l’ancien Premier ministre Alain-Claude Bilie-By-Nze est instrumentalisé avec une audace presque risible : transformer une procédure judiciaire, initiée par une plainte privée, en « affaire politique » est une insulte à l’intelligence et à l’indépendance de la justice.
En définitive, il convient de poser un regard lucide sur le chemin parcouru.
Le Gabon ne fait pas exception au concert des nations : dans chaque pays, aussi stable soit-il, il existe des difficultés inhérentes à la vie publique, des maladresses administratives ou des dérapages isolés. Ces incidents, bien que regrettables, sont le propre de toute société en mouvement et ne reflètent en rien une politique d’État.
Il est, en revanche, intellectuellement malhonnête de chercher à ériger ces exceptions en règle générale. Tenter de maquiller des faits isolés en une stratégie répressive systématique ne relève pas de l’analyse, mais de la pure rhétorique politicienne.
La construction d’une nation est une œuvre de longue haleine qui exige de la responsabilité, et non de la caricature. Le Gabon, sous la présidence de Brice Clotaire Oligui Nguema, assume sa marche vers le progrès et ne se laissera pas, nous l’espérons, dévier de sa trajectoire par les sirènes du passé, aussi bruyantes soient-elles.
Etienne Francky MEBA ONDO dit Meboon (Communicant)






