Cybersécurité au Gabon : les 900 000 alertes s’expliquent

10 septembre 20260
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Le 7 septembre, le Vice-Président du Gouvernement Hermann Immongault a réuni une réunion d’urgence sur les cyberattaques ciblant l’État. Au cœur du dispositif : l’ANINF, l’Agence Nationale des Infrastructures Numériques et des Fréquences.

L’actualité a été marquée par l’annonce de plus de 900 000 alertes de cybersécurité en deux mois. Un chiffre qui fait peur, mais qui doit être nuancé.Selon l’ANINF, une alerte n’est pas une intrusion.

Il s’agit d’un signal émis par un système de sécurité lorsqu’il détecte quelque chose de suspect : scan, test de mot de passe, recherche de vulnérabilité, etc. Ces 900 000 alertes ne correspondent donc pas à 900 000 attaques réussies.

Ce volume montre surtout que les outils de détection et de supervision sont actifs et remontent l’information. Détecter est la première étape pour analyser la menace et y répondre.

Au-delà de la surveillance, l’ANINF mène des enquêtes numériques, des audits, et accompagne les administrations publiques victimes d’incidents. Plusieurs d’entre elles ont déjà sollicité l’Agence.

Sur la question d’éventuelles licences expirées, l’ANINF précise qu’il est impossible d’établir un lien avec les alertes sans analyser au cas par cas les équipements et leurs journaux.

L’enjeu pour l’État n’est donc pas seulement de bloquer chaque tentative, mais d’avoir la capacité de détecter, analyser et traiter.

Cette logique s’inscrit dans la vision du Président Oligui Nguema : renforcer la souveraineté numérique, sécuriser les données stratégiques et doter le pays de datacenters et d’infrastructures plus robustes. Pour l’ANINF, les 900 000 alertes prouvent que la menace est là, mais aussi qu’elle est sous contrôle parce qu’elle est visible.

DM/MT

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