Ministère des travaux publics : Un policier fait un sit-in

18 février 20151
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Un agent des forces de l’ordre observe un sit-in depuis ce mercredi matin, au ministère des travaux publics de l’équipement et de la construction. Il souhaite percevoir le dédommagement promis lors de la destruction de ses biens.

Un fait rare au ministère de l’équipement et de la construction ; monsieur Zogo Mba, brigadier de police était en sit-in à l’entrée du ministère de l’équipement et de la construction. Ce dernier n’a pas voulu répondre à nos questions, mais il a présenté des documents relatant la raison de son humeur.

En 2012, son soubassement et son matériel de construction estimé à une valeur de 7 millions de francs CFA, ont été détruits pour faire place à une voie pour les logements dans la zone de Nkok. Le ministère de la construction n’a toujours pas honoré à son engagement, celui de dédommager le plaignant et de le loger dans les logements en construction. Aussi, selon lui, au lieu de la route prévue, sa parcelle a été attribuée à une dame.


"Monsieur le Ministre Pardon je veux ma terre"

Le brigadier de police a adressé au total 7 lettres au ministre de l’habitat dont la première date du 13 novembre 2013. Il affirme n’avoir jamais reçu de réponse. L’agent de police est un gabonais, père de deux et vit avec une compagne.

Le gouvernement gabonais avait prévu de faire de Nkok une zone économique en y aménageant un grand espace pour les entreprises et pour des logements sociaux. Aujourd’hui, quelques entreprises y ont poussé ainsi que quelques habitations.

Georges-maixent Ntoutoume

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1 Commentaire(s)

Eléayong 23 février 2015, 01:41

Lors des déguerpissements, les policiers sont toujours présents avec un activisme sans commune mesure avec le vécu quotidien. Qui était là en lieu et place du policier lors de la destruction des biens du policier ? une question qui appelle à la répétition de la fonction noble par ailleurs, mais que nos compatriotes ont avilit, lui donnant une image des personnes les moins logiques possible, des simples coureurs après pièces de monnaie, des chercheurs de motifs pour rendre la vie des citoyens insupportable, voire impossible ; bref des personnes donnant l’impression que leur vie est située au bout d’une rue pavée d’or et que tout non policier est un être vivant, mais pas un humain méritant d’être écouté et respecté. j’aurais voulu écrire en majuscule C’EST BIEN FAIT POUR UN POLICIER, QU’IL SE RENDE COMPTE DE CE QUE LES AUTRES CITOYENS RESSENTENT LORS QU’IL JOUER LES GRANDS CODOS... Mais, par souci de rester dans mon humanité, je l’encourage à utiliser les moyens reconnus orthodoxes par son corps au Gabon, puisqu’il reconnait quand même avoir déguerpis plus d’une fois, manu militari, les personnes ayant osé faire la même chose que lui (grêve de la fin, sit-in, mouvement d’humeur des travailleurs...). Courage codo, à chacun son tour chez le coiffeur.

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