La CONASYSED boycotte la rentrée scolaire

29 septembre 20140
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La Convention Nationale des Syndicats du Secteur de l’Education CONASYSED était ce matin en assemblée générale pour faire le point des revendications contenues dans leurs cahiers de charges. Il ressort que rien n’a évolué, elle a donc choisi d’entrer en grève illimitée.

C’est devenu une tradition au Gabon, le gouvernement annonce la rentrée des classes et à la date prévue pour celle-ci rien ne se passe dans les établissements. Cette rentrée scolaire 2014-2015 n’a pas dérogé à cette règle puisque ce matin les enseignants qui étaient censés regagner les salles de classe étaient réunis en assemblée générale à l’école Martine Oulabou à Libreville.

Les enseignants membres de la CONASYSED ont de manière unanime voté à main levée l’entrée en grève à partir de ce lundi 29 septembre et ce, jusqu’à nouvel ordre. « Trop c’est trop, nous avons assez subi, on n’est pas considéré par le gouvernement » nous a confié Simon Ndong Edzo délégué général de la CONASYSED. Cette confédération syndicale promet de ne débuter les cours que lorsque les revendications que le gouvernement a sur sa table depuis plusieurs mois seront prises en compte.

En effet, après les négociations antérieures avec le gouvernement de la république, selon les syndicalistes, aucun point n’a évolué. Parmi ces points on peut noter l’absence des postes budgétaires des enseignants du pré-primaire, du primaire et du secondaire, le paiement immédiat de la Prime d’Incitation à la Performance (PIP) aux enseignants, le paiement des arriérés de huit (8) mois de salaire aux leaders syndicaux de la CONASYSED avec la Prime d’Incitation à la Fonction Enseignante (PIFE) 2011, les arriérés de la PIFE à tous les ayant droits.

Autant de points de revendication que le gouvernement devra s’atteler à honorer pour que cette année scolaire 2014-2015 soit effective. Les membres de la CONASYSED disent être déterminés à aller jusqu’au bout, si l’on s’en tient à la déclaration de son délégué général « s’ils disent qu’ils vont payer la PIP en janvier, nous allons retourner en classe en janvier ».

C’est encore un nouveau vrai faux départ qu’imposent les enseignants à la rentrée scolaire au Gabon. L’opinion se demande ce qui se passe concrètement du côté du gouvernement pour que les mêmes problèmes reviennent chaque année. Pourquoi les engagements pris par le gouvernement lors des négociations avec les syndicats ne sont jamais respectés ? Ou pourquoi faire des promesses aux enseignants qui ne pourront pas être tenues ?
Une fois de plus les élèves, victime expiatoire de cette situation, et dont le droit à l’éducation n’est pas respecté, devront connaître une demi-année scolaire qui ne va pas permettre l’achèvement du programme établi pour cette année.

Patrick Charferry

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