O.I.F/La Francophonie est une opportunité économique à saisir

31 août 20150
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C’est le message que Michaëlle Jean, Secrétaire Générale de l’Organisation Internationale de la Francophonie a lancé aux jeunes entrepreneurs gabonais rencontrés au siège de l’incubateur national à Libreville le 27 août dernier au cours de sa première visite officielle au Gabon. Selon elle, il est nécessaire aujourd’hui de considérer les opportunités qu’offre l’espace francophone en vue de développer une économie stable et diversifiée.

Le siège de la Junior Achievement (JA) Gabon a reçu la Secrétaire Générale de la Francophonie, accompagnée de ses proches collaborateurs. Cette rencontre s’inscrivait dans le cadre du séjour de la première autorité de la Francophonie au Gabon. Dans la première phase du programme, Radia Garrigues, Directrice Exécutive de JA Gabon a fait une présentation exhaustive de la structure qu’elle dirige depuis 2013 au Gabon. Et, selon ses estimations depuis l’implantation de JA Gabon « plus de 1800 jeunes ont été sensibilités à l’entrepreneuriat. Aujourd’hui, l’objectif est de faciliter l’accès à l’emploi à 575 jeunes ». Radia Garrigues n’a pas manqué de remercier, l’entreprise américaine Bechtel, le Gouvernement gabonais, et la Présidence de la République pour le soutien apporté à la réalisation des objectifs de son organisation.

Cette présentation s’est suivie de l’intervention de Michaëlle Jean. Dans son propos, la Secrétaire Générale de la Francophonie est revenue sur ce qu’est l’OIF aujourd’hui. En effet, la Francophonie est composée de 54 États et Gouvernements membres, 3 pays associés (Chypres, Ghana, Qatar) et 23 États observateurs. Avec 274 millions de francophones dans le monde, pour 118 en Afrique, l’espace francophone représente 20 % du commerce mondial des marchandises et 14 % du revenu brut mondial. Et la langue française est la 3e derrière l’anglais et le mandarin dans les négociations commerciales dans le monde. Face à de pareils chiffres, elle a encouragé les jeunes entrepreneurs gabonais à s’investir dans l’entrepreneuriat. « Et cet investissement passe inévitablement par la mise à disposition des jeunes dès le primaire des notions entrepreneuriat. L’idée aussi, c’est la formation, la professionnalisation, et le partage des bonnes pratiques entre les jeunes dans l’espace francophone ».

Un dialogue franc entre les différentes parties a sanctionné cette rencontre. Et une question liée à l’adoption d’une loi sur l’incubateur dans les pays de l’espace francophone a suscité plusieurs réactions. A ce sujet, Radia Garrigues a soutenu qu’ « il faut un renforcement des capacités pour les grands, et un encadrement dès le jeune âge pour les plus petits. Junior Xavier Ndong Ndong, représentant la Présidence de la République a indiqué que « cela n’était pas nécessaire. Il faut juste une impulsion supplémentaire de cet accélérateur des Petites et Moyennes entreprises (PME). Car il reste un outil majeur de l’autonomisation des jeunes ». Michaëlle Jean quant à elle, a aussi insisté sur la formation des jeunes, avant de rappeler que « l’esprit d’entreprendre, la Francophonie l’a aussi ».

Au sortir de cet échange, les jeunes très émus, ont promis à leur convive de tout mettre en œuvre pour rejoindre la grande famille des réussites entrepreneuriales dans l’espace francophone et au-delà.

Dorian Ondo

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