« La Dette publique est restée à un niveau jugé soutenable » dixit Christian Magnagna

29 avril 20160
Partager

Selon le Ministre du Budget, la rumeur sur l’éventualité d’une cessation de paiement du Gabon a été alimentée par des politiciens en manque de projets crédibles pour la société gabonaise. S’appuyant sur les avis d’analystes économiques et financiers en général, et sur ceux du département ministériel en charge du Budget et des Comptes publics en particulier, il réfute catégoriquement les allégations à visée strictement politique, à quelques mois de l’élection présidentielle.

Certes, les investissements nécessaires engagés par les autorités gabonaises au cours des dernières années ont été à l’origine d’une hausse du niveau d’endettement du pays par rapport aux décennies passées, mais le niveau d’endettement actuel est jugé par de nombreux spécialistes nationaux et internationaux comme étant raisonnable. Divers documents économiques évoquent un encours de dette d’un peu plus de 3000 milliards de francs CFA actuellement. Mais il faut aussi reconnaître que dans les années 2000, la situation de la dette du Gabon, caractérisée en cette période par une baisse sensible, n’est pas celle d’aujourd’hui. Les dirigeants de l’époque, sous la direction de feu président Omar Bongo, avaient pu procéder à un rachat anticipé de la dette du Gabon vis-à-vis notamment des créanciers du Club de Paris car la conjoncture s’y prêtait.

Cet élan majeur a par la suite logiquement permis aux autorités du pays de procéder à de nouveaux investissements ambitieux dans le but de répondre à l’attente des citoyens et en vue de parvenir à la modernisation progressive du pays, dans ce cadre, « la mise en œuvre du Plan Stratégique Gabon Emergent (PSGE) à l’horizon de 2025 a favorisé de nouveaux emprunts qui ont été toutefois accompagnés, depuis quelques années, d’une réforme drastique de la gestion des deniers publics. »

Le Ministre du Budget et des Comptes publics, Christian Magnagna, a réagi à ces folles rumeurs. « Un Etat en cessation de paiement peut-il assurer régulièrement, à dates échues, les paiements des traitements de ses agents, des pensions de ses retraités, des bourses scolaires et estudiantines comme le fait le pays à ce jour ? Un Etat en faillite peut-il assurer le financement de la scolarité de ses élèves, des examens et concours au primaire, au secondaire et à l’université comme nous l’avons fait l’année dernière et comme nous continuons à le faire à ce jour normalement ? Un Etat en faillite peut-il continuer à financer ses missions intérieures et extérieures comme nous le faisons à ce jour ? Un Etat en faillite peut-il lancer des vastes chantiers comme ceux de la CAN 2017 et de la préparation des échéances électorales de 2016 comme nous le faisons sans dons extérieurs ? », a rétorqué le ministre pour mettre un terme à cette polémique stérile.

Pour sa part, le Directeur Général du Budget et de la Finance publique, Jean Fidèle Otandault, a récemment rappelé que malgré les difficultés, l’Etat a pu procéder à une augmentation du salaire des fonctionnaires. Ce qui dément catégoriquement les rumeurs sur la faillite de l’Etat gabonais. « Il y a eu en 2015 une augmentation des salaires à travers la mise en place du nouveau système de rémunération. Cette réforme a contenté de nombreux compatriotes mais il fallait avoir du courage par la mettre en œuvre à un moment où notre situation économique devenait plus difficile », a-t-il soutenu. Sans surprise, tous les responsables reconnaissent des difficultés. Mais tout le monde nie la « faillite » véhiculée par des opposants en mal d’arguments. C’est, somme toute, logique étant donné que le Gabon continue à respecter ses engagements vis-à-vis de ses créanciers tout en bénéficiant toujours de la confiance de ses partenaires financiers internationaux.

Mikel Doussengui

Dans la même rubrique

0 Commentaire(s)

Poster un commentaire

Forum sur abonnement

Pour participer à ce forum, vous devez vous enregistrer au préalable. Merci d’indiquer ci-dessous l’identifiant personnel qui vous a été fourni. Si vous n’êtes pas enregistré, vous devez vous inscrire.

Connexions’inscriremot de passe oublié ?