La solution numérique de l’état civil au centre d’un symposium à Libreville

26 novembre 20150
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« Promouvoir l’utilisation des Technologies de l’Information et de la Communication comme solution pour l’amélioration de l’enregistrement des faits d’état civil et des statistiques de vie en Afrique », tel est le thème du 11e symposium sur le développement de la statistique en Afrique qui réunit depuis le 23 novembre dernier près de 600 délégués venus de l’Afrique et d’ailleurs.

Rendre efficace l’introduction des Technologies de l’Information et de la Communication (TIC) dans le traitement des données statistiques de vie en Afrique est sans doute l’objectif général de cette rencontre internationale. Le thème est révélateur de la place qu’occupent les TIC dans la collecte des données en Afrique. En les introduisant dans le traitement des données d’état civil, cela permettra d’améliorer le taux de couverture des naissances, des décès, des causes de décès ; tout cela dans l’intérêt de l’élaboration des politiques de développement plus réalistes, en vue de réformer l’espérance de vie des populations africaines.

Lors de la cérémonie protocolaire, Guy Maixent MAMIAKA, le ministre Délégué auprès du Ministre de l’Intérieur, de la Décentralisation, Sécurité et de l’Hygiène Publiques a dit que « la gestion numérique de l’état civil, ouvrira la voie à la gestion administrative moderne et constituera un premier pas vers la diffusion de l’économie numérique ». A terme, il y aura la garantie d’une égalité de traitement entre citoyen, et le respect de leurs droits, entre autres, l’accès au service public et la protection de la vie privée. Revenant sur les chiffres actuels sur l’état civil au cours de son intervention, Régis IMMONGAULT, ministre du Développement durable, de l’économie, de la Promotion des Investissements et de la Prospective a révélé qu’au titre des avancées réalisées, il y a l’amélioration du taux de couverture des faits d’état civil. C’est ainsi que pour le cas du Gabon « dans la capitale gabonaise, le taux de couverture de naissances est de 98%, tandis que celui des mariages est de 96%. Mais nous ne pouvons ignorer certaines insuffisances, par exemple au niveau des décès avec un taux de couverture de 76%, les causes de décès et de certaines maladies sont parfois mal enregistrées ».

Les travaux vont donc permettre la révolution des données. C’est pourquoi le Premier ministre, Daniel Ona Ondo a déclaré qu’ « au moment où nous nous apprêtons à mettre en œuvre, l’agenda post 2015, il est plus qu’urgent de disposer des données fiables permettant de mesurer avec exactitude les phénomènes, d’élaborer les politiques plus qu’efficaces, et d’effectuer leurs suivis rigoureux, notamment en terme d’évaluation ». Tout ceci dans l’’intérêt de la mise en œuvre de l’agenda 2063. Pour le Premier ministre, il faut investir dans l’équipement des procédures de collecte et de traitement des données statistiques. « Nous avons besoin de vos statistiques, pour une meilleure prise de décision. Il nous revient de mutualiser nos efforts et les moyens pour atteindre nos objectifs. Il sera vain et inefficace de poursuivre des politiques individuelles en matière de développement des technologies de l’information », a-t-il lancé aux directeurs généraux des statistiques des pays africains et experts.

Dorian Ondo

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