JOURNEE INTERNATIONALE : LE MEDIATEUR DE LA REPUBLIQUE CELEBRE LA FEMME DU GABON.

9 mars 20170
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Le Médiateur de la République et les systèmes des Nations unies ont célébré la Femme du Gabon hier 8 mars 2017 à l’Institut français. Cette journée internationale de la Femme a été couronnée par une soirée culture au cours de laquelle, les femmes commerçantes battues et humiliées par les forces de police, se sont vues ‘’réhabilitées’’.

C’est Laure Olga GONDJOUT, Médiateur de la république gabonaise, qui lors de la soirée à l’Institut français, a posé un acte fort, dont la symbolique était culturelle, voire cultuelle. Les femmes commerçantes qui avaient été vues dénudées, humiliées et filmées, dont les images avaient fait le tour du monde, ont répondu présent et ont témoigné des faits de leur incarcération.

« Nous sommes des femmes commerçantes gabonaises. Nous gagnons notre pain à la sueur de notre commerce. Nous scolarisons nos enfants et les nourrissons avec les moyens du commerce. La rentrée scolaire avançait à grand pas, lorsque nous avons été déguerpies par les policiers. Nous avons un tant soit peu, accepté de partir. Mais il se trouvait que nos places avaient été occupées par des sujets étrangers. Ils vendaient sans être inquiétés. Nous femmes déguerpies avions pris la décision de revenir. C’est ainsi, qu’une fois installées, un sujet étranger, loin de moi d’être xénophobe, appelle le commandant. Il ne s’est pas écoulé assez de temps que nous avions vu débarquer le camion des policiers qui nous ont violentées. D’aucuns ont dit que nous nous sommes dénudées. C’est faux et archi faux. Nous ne sommes pas folles. Ce sont eux qui nous ont arraché les habits. C’est le commandant lui-même qui nous a filmées. Quel crime avons-nous commis pour mériter ces humiliations ? Quelle femme mérite cette forme de violence. J’ai une fille de deux ans qui, je ne sais, si elle va marcher un jour. Cela est dû à cette violence policière. Ma mère est partie de Libreville, car elle ne supportait plus cette situation humiliante. Notre pensée va à Aminata ONDO qui nous a vraiment soutenues. Nous n’oublions pas les autres, qui de près ou de loin nous ont apporté leur soutien moral. Dieu qui est Maître de tout, réglera tout ici sur terre .Le Temps est l’autre nom de Dieu, avions nous appris. »

Laure Olga GONDJOUT, fidèle et respectueuse des traditions ‘’bantu’’ a demandé à ses sœurs, à ces femmes commerçantes, de sécher leurs larmes, car elles ont beaucoup coulé et fait couler beaucoup d’encre et de salive. Elle a, d’ailleurs, invité les femmes à faire entendre leurs voix spécifiques dans cette spirale de virulence verbale, de torture morale et de haine. Reprenant la pensée de Léon Tolstoï qui écrivait : « Femmes, c’est vous qui tenez entre vos mains le salut du monde », LOG quant à elle dira : « Femmes du Gabon et de la Diaspora, c’est vous qui tenez entre vos mains l’avenir du Gabon » .Tenez-le bien, je vous en prie ! Peut-elle conclure.

Symboliquement, ces femmes commerçantes ont reçu des mains du Médiateur, deux pagnes Wax, deux bouteilles de Gin et une somme de cinquante mille (50.000) francs cfa chacune. La soirée était riche en sons et en couleurs .Annie Flore BATCHIELLILYS a chanté la Paix. La Paix pour soi et la Paix pour tous dont l’espoir d’un Gabon prospère, à l’abri de tous les vices.

MATSOMBI

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