JMLP 2017 /GABON : Les professionnels de l’information veulent plus de Liberté

4 mai 20170
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A l’occasion de la journée mondiale de la liberté de la presse, le gouvernement gabonais, l’Organisation internationale de la Francophonie et l’UNESCO ont initié depuis le 3 mai à Libreville, une rencontre avec tous les acteurs de la presse au Gabon autour du thème de cette année : « Le rôle des médias dans la promotion des sociétés pacifiques, justes et inclusives ». Mais pour François Ndjimbi, il y a des préalables à remplir pour atteindre cet objectif au Gabon.

C’est la Chambre de Commerce du Gabon qui abrite les travaux de cette journée commémorative qui prend fin le 4 mai. Le président du Conseil National de la Communication, Jean François Ndongou, et plusieurs journalistes de la capitale et de l’intérieur du pays ont répondu présent. Au menu de la phase protocolaire, les discours des différents partenaires. Pour François Ndjimbi, le représentant des professionnels gabonais de l’information, « les médias sont devenus les juges de la vérité. La presse a le devoir d’œuvrer pour la pacification de la société ». Mais pour y parvenir, il a énuméré quelques préalables, à savoir « la création des entreprises viable, des journalistes bien formés et un accès équitable à la publicité ».

Sur la question, Alain-Claude Bilie-By-Nze ministre d’Etat en charge de la Communication a affirmé que « le chantier est ouvert. L’acteur qui communique fait le choix de la qualité. Aucun texte de loi ne pourra la réguler ». Avant d’ajouter « pour le code de la Communication, des modifications pourraient être apportées. Les textes d’application sont en élaboration avec le Conseil National de la Communication » en vue de rendre la presse « plus autonome, interdépendante et prospère ».

Pour sa part, Boubacar Noumansana, Directeur du BRAC-OIF, la liberté de presse demeure un sujet majeur pour la Francophonie, « car elle renforce la liberté d’expression et la consolidation de la démocratie. Dans son propos circonstanciel, il a réaffirmé la volonté de l’organisation qu’il représente d’accompagner le Gabon dans ce sens, comme elle l’a toujours fait ces dernières années. Par sa voix, l’OIF préconise des alliances entre les différents acteurs médiatiques gabonais avec une perspective d’autorégulation adaptée.

Par ailleurs, Marie-Evelyne Petrus-Barry, Coordonnateur-Résident du Système des Nations Unies au Gabon a indiqué « qu’aujourd’hui, nous avons besoin d’un journalisme original, critique et bien documenté, qui s’appuie sur les règles de déontologie professionnelles, avec une exigence sur une éducation aux médias de qualité ». La phase protocolaire s’est achevée avec l’installation par le ministre d’Etat, d’un comité directeur des travaux, présidé par François Ndjimbi, Directeur de la Publication à Gabonreview.

Dorian ONDO

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