« La sécurité alimentaire : solution durable à la crise socio-économique au Gabon »

8 janvier 20150
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C’est sous ce thème que l’ONG IDRC Africa a animé un point de presse le 7 janvier à Libreville. Selon, cette organisation, il est impératif aujourd’hui qu’un compromis soit trouvé entre les différents acteurs de la société pour consolider les acquis et envisager l’avenir dans la sérénité.

Face à la presse, l’ONG Initiative Développement Recherches Conseils a partagé son inquiétude sur la réelle implication des pouvoirs publics dans la promotion de la sécurité alimentaire au Gabon. Durant son intervention, le coordonnateur des programmes de cette organisation, Hervé Omva Ovono n’a pas manqué de fustiger l’inefficacité des agences créer dans le secteur de l’agro-alimentaire.

L’orateur a d’ailleurs insisté sur le fait que ces agences, à savoir l’Agence pour la Collecte et la Commercialisation des Produits Agricoles (ACCOPA), l’Office National des Laboratoires Agricoles (ONALA), l’Agence Gabonaise de Sécurité Alimentaire (AGASA) « y compris leurs ancêtres l’Office National du Développement Rural (ONADER), l’Institut Gabonais d’Appui au Développement (IGAD) connaissent des fonctionnements toujours ambigües, conjugués à l’inexistence d’un cadre opérationnel proprement défini en termes de coordination sectorielle ».

Cela se justifiera sans doute par la faible contribution financière de l’Etat gabonais dans le secteur. Et pourtant, le Gabon est signataire depuis 2003 du Programme Détaillé pour le Développement de l’Agriculture Africaine (PDDAA) du Nouveau Partenariat pour le Développement de l’Afrique (NEPAD) qui demande aux Etats d’accorder au minimum 6% du budget national à l’agriculture et progressivement jusqu’à 10% afin d’atteindre l’autosuffisance alimentaire. Or, aujourd’hui selon la démonstration de l’intervenant, « une analyse de la programmation depuis 2004 fait ressortir qu’en moyenne seulement 0,60%, soit moins de 1% de la part du budget national est allouée au secteur agricole. Des 53% constituent l’investissement, ce qui crée encore un décalage énorme au regard des objectifs à atteindre. En d’autres termes, depuis 2004, seulement 0,32% en moyenne du budget national a été alloué à l’investissement agricole ».

Face à cette situation, il se dévoile une forte différence entre les discours, à travers le plan stratégique Gabon émergent et les actions concrètes sur le terrain. 40% des Gabonais ont toujours faim, et rêve un peu plus chaque jour d’un mieux-être. Etant donné que, « l’insécurité alimentaire est liée à l’insuffisance de revenu, la dimension première de la pauvreté », cette organisation dont l’expertise est basée sur l’accompagnement de toutes les parties prenantes au développement communautaire via l’agriculture préconise « une approche participative qui se fixe comme objectif la négociation des choix collectifs qui doivent déboucher sur des compromis acceptés par des acteurs ».

Hervé Omva Ovono a insisté sur le terme de compromis, car dit-il, « c’est en cela que les principes de bonne gouvernance dans le secteur de la sécurité alimentaire devraient inspirer nos dirigeants à la recherche permanente du compromis pour assurer une paix durable via une sécurité alimentaire durable » au nom des droits de l’homme.

Dorian Ondo

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