GABON/POLITIQUE : JEAN PING revendique son pouvoir

19 avril 20170
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Dans son extrait du discours prononcé lors de son dernier meeting du 15 avril 2017 à Libreville, Jean PING revendique les attributs de son pouvoir. Aussi, a-t-il salué la détermination de la diaspora et condamné la suspension des activités de la Conasysed, qui pour lui, est une entrave aux libertés.


« C’est moi qui dois nommer aux plus hautes fonctions de l’administration civile, militaire et diplomatique. C’est moi qui dois fixer les orientations de la politique nationale. Tout ce qui est fait aujourd’hui, sans Moi, que vous avez élu, est illégitime et illégal. Par conséquent, je demande solennellement à ceux qui continuent à soutenir la dictature d’Ali à rejoindre le camp des patriotes, car c’est ensemble et dans le respect de la souveraineté du peuple que nous construirons un Gabon uni, fort et prospère. C’est tout le sens de notre Résistance. C’est ainsi qu’il faut comprendre le refus de la Coalition pour la Nouvelle République de participer au bal des vampires d’Ali Bongo. C’est dans cette optique également qu’il faut saluer l’action soutenue, déterminée et déterminante de la Diaspora qui dénie toute légitimité et légalité aux imposteurs en visite à l’étranger. Je vous demande de faire une ovation particulière à notre Diaspora. C’est votre mérite, c’est le mérite des syndicats et de la société civile, de rappeler depuis des mois, que le pays est sans administration dans l’éducation nationale, dans la santé, dans la justice, dans l’économie, etc. Le Gabon ne peut plus éduquer ses enfants. Les putschistes ont déclaré la guerre à l’Ecole gabonaise, car c’est de cela qu’il s’agit. La solde de plus de Huit Cents enseignants a été arbitrairement suspendue. De nombreux enseignants ont été radiés de façon abusive. La liberté syndicale est menacée par la suspension tout aussi arbitraire des activités de la CONASYSED, principale fédération syndicale de l’Education nationale. Le Gabon ne peut plus soigner ses enfants. Les femmes continuent d’accoucher à même le sol. Le Gabon n’a plus de justice, sinon celle aux ordres des imposteurs. Le climat des affaires s’est détérioré de manière drastique, le secteur pétrolier est en lambeau, les faillites et les fermetures des entreprises se multiplient. Le chômage explose, la pauvreté a atteint des sommets. »

Martial TSONGA

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