UNESCO :La Journée internationale pour la Fille.

11 octobre 20170
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Message de la Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, à l’occasion de la Journée internationale de la fille, le 11 octobre 2017 Autonomiser les filles : Répondre aux situations d’urgence et planifier la résilience.

Cette Journée internationale de la fille s’inscrit dans une période troublée, où le monde est confronté aux problèmes des déplacements forcés, du changement climatique et de l’extrémisme violent, qui prennent une ampleur grandissante.

Qu’elles soient provoquées par des conflits armés ou des catastrophes naturelles, les crises humanitaires affectent toujours principalement les femmes et les filles. Celles-ci représentent plus de 75 % des réfugiés et des personnes déplacées menacées par la guerre, la famine, les persécutions et les catastrophes naturelles. Elles sont également exposées au risque d’exploitation et d’abus sexuels pendant les conflits et dans les camps de réfugiés.

Le thème de cette Journée internationale – «  Autonomiser les filles : Répondre aux situations d’urgence et planifier la résilience » – entre en résonance avec l’engagement pris par l’UNESCO de promouvoir la protection des filles contre les conflits et la violence et de renforcer leur résilience, tout en assurant leur pleine participation aux processus de médiation et de négociation.

Tel est l’objectif de la résolution historique du Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations Unies sur les femmes, la paix et la sécurité (résolution 1325), qui vise à faire participer davantage les femmes à la prise de décisions en vue de la prévention et du règlement des conflits.

Dix-sept ans plus tard, l’autonomisation des filles et des femmes est essentielle au succès de la mise en œuvre du Programme de développement durable à l’horizon 2030. Ce programme promet de ne laisser personne de côté – les filles, dont les besoins sont les plus grands, doivent être les premières à en bénéficier.

En collaboration avec ses États membres et ses partenaires, l’UNESCO pilote la mise en œuvre du Cadre d’action Éducation 2030, qui vise à favoriser le développement de l’éducation comme moyen de transformer la vie des filles et des adolescentes sur les plans social, économique et politique. En 2011, j’ai lancé le Partenariat mondial de l’UNESCO pour l’éducation des filles et des femmes, « Une vie meilleure, un avenir meilleur  », l’éducation des adolescentes étant un moyen de rompre le cercle de la pauvreté et de favoriser une plus grande justice sociale. Partout dans le monde, ce partenariat dote les adolescentes de connaissances, de valeurs et de compétences, et ses bienfaits profitent aujourd’hui – et profiteront demain – à leur famille et à leur communauté.

Aucune société ne prospérera et aucun accord de paix ne durera si l’on ne donne pas aux filles les moyens d’agir en matière de consolidation de la paix et de reconstruction. Il est temps de placer cet impératif au centre de tous les efforts que nous déployons pour faire face aux fragilités, aux conflits et à la violence. Tel est le message de l’UNESCO aujourd’hui.

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