L’ACE pose l’ultimatum du 10 mars prochain pour sauver l’école gabonaise

3 mars 20150
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Réunie en assemblée générale, le 20 et 21 février dernier, l’Association des Coopératives de l’Estuaire (ACE) a tenu un piquet le 2 mars au ministère de l’Education nationale afin de transmettre au ministre Ida Reteno, les conclusions de cette rencontre sous forme de déclaration.

Selon cette dernière, si rien n’est fait d’ici le 10 mars, les élèves promettent de rester à la maison jusqu’à l’accalmie complète du climat dans le système éducatif gabonais.

Ils étaient nombreux ce matin au Ministère de l’Education nationale pour manifester leur inquiétude face au climat qui prédomine dans le système éducatif au Gabon. Les secrétaires généraux des coopératives des grands établissements secondaires publics de l’Estuaire, et de Libreville en particulier tels que le Lycée Technique national Omar Bongo, le Lycée National Léon Mba, pour ne citer que ceux-là ont voulu par cet acte interpeller une fois encore les autorités compétentes sur la nécessité pour eux de regagner le chemin de l’école.

Dans la déclaration qui a été lue au portail dudit ministère, les élèves par la voix de son porte parole, Franck Mezui, ont relevé entre autres parmi les raisons du blocage des cours, « le retard de paiement de la PIP aux enseignants ; le non respect des engagements pris par le pouvoir en place en vers nos enseignants, le nouveau système de paiement de bourses qui consiste à rémunérer deux fois sur trois trimestres ; les élèves ayant droit et ce, constamment précédé de nombreux d’humeurs ; les mauvaises conditions d’apprentissage actuelles : insécurité, insalubrité, manque de matériel (physiques, chimie, biologie et littérature) pour un savoir approfondi, ... ».

Face à toutes ces difficultés, les élèves recommandent, « le paiement de la prime d’incitation à la performance qui engendrera un retour à la sérénité ; la mise en application des différents engagements pris par le pouvoir, et ce dans les plus bref délais, pour un retour dans les salles de classe ; l’intégration immédiate des élèves du secondaire aux conseils des décisions éducatives, en l’occurrence les chefs des coopératives, dans le but de prévenir d’éventuels dysfonctionnements ; l’apaisement du climat conflictuel entre la tutelle de l’avenir qu’est l’Education nationale et les bâtisseurs que sont nos enseignants ; la mise en place d’une structure sanitaire au service des établissements, l’ouverture ou le ravitaillement des bibliothèques et des laboratoires scolaires ».

Le président des Elèves du Gabon, Edou Daouda Ka a précisé que, « les élèves ont tenu pour ultimatum la date du 10 mars prochain, pour permettre la mise en œuvre effective des différentes recommandations, sans quoi, ils se verront dans l’obligation de rester à la maison en signe de contestation face à la menace d’une année blanche ».

Dorian Ondo

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