Emeutes à l’UOB : Sidonie Owoue coupable ?

19 décembre 20140
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Les étudiants se sont retrouvés une énième fois sur le boulevard Léon Mba pour manifester leur colère suite à la décision du procureur de la République d’arrêter manu militari au sein du Palais de Justice de Libreville, le président de la Mutuelle de l’Université Omar Bongo (UOB) et son Secrétaire général pour avoir refusé de libérer la salle d’audience sans délai.

Il existe depuis deux jours à l’UOB, un climat délétère, eu égard notamment au mouvement d’humeur qui a une nouvelle fois embrasé le campus. Contrairement à ce que pourrait penser certains, ce mouvement n’est pas habituel. Celui-là a la particularité d’avoir débuté hors du campus et contre la volonté des étudiants. Martial étudiant, en économie ayant vécu les faits, rapporte que « nous n’avons pas voulu en arriver là. C’est à cause de la décision du procureur de la République d’arrêter nos camarades, alors que nous demandions simplement la liberté provisoire des autres qui sont en détention préventive depuis six (6) mois ! Quelle est donc cette détention préventive qui dure autant de temps ? Le procureur fait dans l’abus d’autorité, et ce n’est pas normal. »
 
Par ailleurs, après l’arrestation le 17 décembre, en plein tribunal du président de la Mutuelle de l’UOB, Nicolas Ondo Obame, et son Secrétaire général Duphy Minto’o, le tour est revenu le 18 décembre au Trésorier général d’être arrêté. Et selon Yannick Allogo, chargé à la Communication qui a d’ailleurs organisé un point de presse le 19 décembre pour le faire savoir, « les étudiants membres de la Mutuelle font l’objet d’un mandat d’arrêt. Une situation que nous ne comprenons pas, car les casses qui ont eu lieu jusqu’alors ne sont pas à mettre à l’actif de la Mutuelle. Il s’avère que pendant que nous initions des mouvements pacifiques, il y a des étudiants casseurs qui infiltrent les rangs pour semer le désordre ».
 
Tout ce que les étudiants souhaitent aujourd’hui, c’est la libération de leurs camarades détenus « arbitrairement », parce qu’un étudiant tout révolté l’a dit : « si le procureur ne revient pas sur ses décisions il n’y aura pas cours à l’UOB ». La balle est désormais dans le camp des autorités qui pourraient calmer le jeu.

Dorian Ondo

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