Rencontre DGBFIP/PME : appel d’offres et dette intérieure au centre des échanges

23 septembre 20150
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La Direction Générale du Budget et des Finances Publiques (DGBFIP) a récemment reçu dans ses locaux de Libreville, le collectif des Petites et Moyennes Entreprises (PME) en provenance de quatre (4) provinces du pays. A l’ordre du jour, l’état de paiement de la dette intérieure, mais aussi la vision de la DGBFIP pour les PME locales dans l’accès aux marchés publics. Jean Fidèle Otandault a saisi cette occasion pour émettre le vœu de voir mis sur pied une commission nationale pour épurer cette dette intérieure qui est estimée à plus de 500 milliards aujourd’hui.

C’est un collectif d’une dizaine de chefs d’entreprises qui a échangé avec Jean Fidèle Otandault, le Directeur général du Budget et des Finances Publiques et ses proches collaborateurs parmi lesquels le DGA, en charge du pôle Marchés Publics. Dans son propos introductif, le DGBFIP a indiqué au collectif qu’il sera toujours disponible pour échanger avec les PME gabonaises, car ce sont des partenaires. Les PME étant productrices de richesses. En effet, cette rencontre s’inscrivait dans le cadre d’un dialogue permanent entretenu par la DGBFIP. L’objectif étant de permettre aux chefs d’entreprises d’être au fait des nouveaux mouvements liés à la dépense publique.

S’exprimant sur l’audit des instances au Trésor Public, Jean Fidèle Otandault précisé que l’audit réalisé en 2013 a permis de faire la vérité sur les vraies dépenses publiques. Plus de 400 opérateurs économiques avaient été audités. Cet audit avait constaté plusieurs cas de surfacturation manifeste. Cet état de fait n’est que le résultat des pratiques douteuses dans la gestion des Marchés Publics. C’est pourquoi, au sortir de cet audit, la DGBFIP a décidé de proposer « une nouvelle vision par la transparence au niveau des appels d’offres », a-t-il signifié. Avant d’ajouter qu’après ce diagnostic, « les entreprises auditées qui ont été payées sont celles qui avaient livré le travail ». Mais le DGBFIP a saisi cette occasion pour rappeler que « les PME doivent signer une convention avant de s’engager dans des projets ».

En effet, avec la Budgétisation par Objectif de Programmes (BOP), l’Etat ne pourra engendrer des dépenses que pour les projets retenus, conformément à ce mode de gestion. Et c’est sans doute pour cette raison que le paiement total de la dette intérieure comprise entre le 1/1/2001 et le 31/12/2014, qui est estimée aujourd’hui à plus de 500 milliards de FCFA pose problème. Malgré le fait que les Ordonnances de Paiement établies au profit direct des entreprises avant la date du 31/12/2014 aient été intégralement payées par le Trésor Public. Mais sur la question de la dette, le DGBFIP a proposé que pour l’épurer, « il faut associer tous les services de l’Etat ». Il préconise donc la mise en place d’une commission nationale. Cela d’autant plus que même les organismes à autonomie de gestion tel que le Fonds d’Entretien Routier (FER), malgré ses 34 milliards de FCFA affectés chaque année a du mal à payer les PME.

Cependant, abordant la question de la procédure d’attribution des Marchés Publics, Jean Fidèle Otandault a remémoré que le code des Marchés Publics est le seul texte règlementaire régissant la passation, l’attribution et l’exécution d’un marché public au Gabon. De ce fait, tout opérateur économique doit s’acquitter de toutes obligations fiscales et sociales préalablement à la soumission à un marché public. Et c’est tout le sens qu’il donne à la Charte de l’Entreprise Citoyenne qu’il voudrait voir dans un avenir proche érigée en loi. Néanmoins, il a annoncé que dans les prochains jours, il y aura la deuxième phase d’appel d’offres. Toutefois, exceptionnellement au regard de l’urgence les appels liés aux dispensables et aux écoles se feront en entretien direct. Par ailleurs, prenant la parole à tour de rôle, les chefs d’entreprises ont exposé à la DGBFIP les difficultés auxquelles ils font face notamment suite au non règlement des travaux réalisés par l’Etat. Ces chefs d’entreprises en provenance de la Ngounié, de la Nyanga, Woleu Ntem et de l’Ogooué maritime ont émis le vœu de voir l’ardoise réglée au plus vite, car dans cette situation, ce sont des familles gabonaises qui en pâtissent.

Dorian Ondo

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