NYFA 2015 : Investir dans le continent de l’énergie

26 décembre 20140
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L’Afrique, considérée par beaucoup comme le principal marché émergent de la dernière décennie, attire de plus en plus d’investisseurs : de nombreux pays ont démontré leur stabilité avec une amélioration significative du niveau de gouvernance et de transparence associée à une croissance économique saine et stable.

L’afflux d’investissement direct étranger (IDE), combiné à d’ambitieux projets d’infrastructures soutenus par les gouvernements et les fonds souverains, a insufflé une nouvelle vague d’énergie dans le continent, porteuse d’espoir et de perspectives. Le New York Forum AFRICA examinera les secteurs de croissance et les opportunités d’investissement sous-jacentes.

Une des clés de la dynamique du développement africain consiste au fait que pour l’instant, le coût de l’énergie est élevé alors que celui des ressources humaines est faible – à l’inverse de ce qui se passe dans le reste du monde. Le futur de l’Afrique réside-t-il dans l’inversion de cette tendance ?

Les participants au NYFA2015 analyseront notamment le dynamisme économique africain, les opportunités de développement dans le secteur de l’énergie et des énergies alternatives, le formidable capital humain que constitue la jeunesse africaine, ou encore le dynamisme de l’entrepreneuriat sur le continent.

DYNAMISME ÉCONOMIQUE

Dans son rapport d’octobre 2014, la Banque mondiale prévoit une croissance importante du PIB africain dans les années à venir à l’inverse d’une économie mondiale à faible croissance. Selon le rapport, les pays d’Afrique sub-saharienne devraient en effet enregistrer une croissance de 5,2 % en 2015 et 2016 et de 5,3 % en 2017 (contre 4,6 % en 2014). Cette croissance est attribuée notamment aux améliorations en matière de stabilité politique et à l’afflux d’investisseurs associé. Des investissements considérables ont été mis en œuvre sur le continent dans les infrastructures, incluant les ports, les capacités énergétiques et les transports. Plusieurs pays ont connu une reprise notable du secteur de l’agriculture en 2014. L’expansion des secteurs de services tels que le transport, les télécommunications, les services financiers et le tourisme ont également eu un impact positif sur la croissance économique de nombreux pays africains.

OPPORTUNITÉS DANS LE SECTEUR DE L’ÉNERGIE

La découverte de gisements de gaz naturel au large de la Tanzanie et de réserves pétrolières au Mozambique, Kenya et Uganda ont attiré des compagnies pétrolières internationales en tant que partenaires mais ont également augmenté les bénéfices au niveau local grâce à des programmes dédiés et à la diversification des économies nationales concernées. La prospérité économique est engagée. La demande croissante en électricité et la baisse des coûts pour les énergies alternatives, notamment l’énergie solaire photovoltaïque et éolienne, a été plus forte en Afrique sub-saharienne en 2014 que durant les 13 années précédentes.
L’investissement dans des pays tels que l’Afrique du Sud, le Kenya et l’Éthiopie sont estimés à $5.9 milliards en 2014 et pourraient atteindre $7.7 milliards en 2016 (en comparaison avec une moyenne de $1 milliard par an entre 2006 et 2011).

ENTREPRENEURIAT

L’Afrique est riche en opportunités et idées ; une explosion de la consommation a été associée à une augmentation des investissements intérieurs et du développement d’infrastructures, face une jeunesse ambitieuse et formée qui y a répondu favorablement. Un état d’esprit entrepreneurial qui génère en Afrique la création quotidienne d’entreprises de tous types et de toutes tailles et que de nombreux de pays occidentaux lui envient. L’entrepreneuriat se développe sur le continent en même temps que l’expansion des économies et l’émergence d’un dynamisme nouveau. L’Afrique sub-saharienne est la région qui rassemble le plus grand nombre de personnes impliquées au premier stade de la création d’une entreprise, avec la Zambie et le Nigeria en tête des classements internationaux. L’Afrique est également leader de part le nombre de femmes créant une entreprise, avec quasiment autant d’hommes que de femmes entrepreneurs, et un nombre supérieur de femmes aux hommes au Ghana, Nigéria et Zambie.

Dans ce contexte, quelles sont les prochaines étapes pour s’assurer que les entrepreneurs aient les meilleures chances de réussite dans leur projet ?

Le New York Forum AFRICA accueillera également le second African Citizen Summit, en association avec Train My Generation. Le sommet reprendra les résultats de l’enquête 2014 Train My Generation, première étude pan-africaine centrée sur la vision de la génération Y du continent, incluant des sujets tel que l’éducation, les opportunités en matière d’emploi,… Connecter les jeunes diplômés africains avec le marché du travail est un défi majeur qui requiert une coopération entre les gouvernements, les structures de formation et le secteur privé.

Cette année l’African Citizen Summit concentra justement ses travaux sur la création d’emploi et l’entrepreneuriat : D’où viendront les emplois de prochaine génération en Afrique ?
Pour consulter les résultats de l’enquête Train My Generation, révélés durant le NYFA 2014 (en anglais) : http://bit.ly/1pWvDpI.

Le African Citizen Summit 2015 sera organisé dans la salle plénière du Forum compte tenu de l’importance du rôle des jeunes du continent africain dans son développement économique. Ces sessions spéciales seront élaborés en collaboration avec eux ainsi que sur la base des résultats de l’enquête Train My Generation, dévoilée durant le NYFA 2014.

Source : ny-forum-africa.com

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