Dette intérieure : l’Etat gabonais paie 30 milliards de FCFA cash à la SEEG

24 octobre 20170
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Cette opération de désendettement s’est concrétisée le 23 octobre courant à Libreville par la signature d’une convention portant apurement et règlement des dettes entre la République Gabonaise et la Société d’Energie et d’Eau du Gabon (SEEG). Une action qui s’inscrit dans l’effort de désendettement de l’Etat en cette année 2017 en consacrant 40% de ses ressources.

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C’est au Ministère du Budget et des Comptes Publics que la cérémonie protocolaire de signature de la convention portant apurement et règlement des dettes entre la République Gabonaise et la Société d’Energie et d’Eau du Gabon (SEEG) s’est déroulée. Pour l’occasion, le ministre d’Etat, ministre du Budget et des Comptes Publics, Jean-Fidèle Otandault s’est entouré du ministre de L’Eau et de l’Energie Patrick Eyogo Edzang et Edwige Essoukou épouse Betha, ministre Délégué auprès du ministre de l’Economie, de la Prospective, et de la Programmation du Développement. Pour le compte des opérateurs économique, on comptait la présence d’Alain Ba Oumar, président de la Confédération Patronale Gabonaise (CPG) et Antoine Boo, le Directeur général de la SEEG.

Dans son propos circonstanciel, Jean-Fidèle Otandault a indiqué que « Ce qui nous réunit ce matin, c’est le paiement d’une partie substantielle de la dette de l’Etat Gabonais vis-à-vis de la SEEG, par le mécanisme de compensation. Comme vous le savez, la compensation est un moyen de paiement comme une autre, puisque l’Etat renonce à percevoir une recette fiscale qui lui est due. Sachez que ce mécanisme, déjà bien huilé, pourra nous permettre d’assainir la situation comptable et financière de bien d’autres entreprises dans la même situation  ». C’est donc une réponse concrète aux attentes des opérateurs économiques du Gabon, mais aussi un signal fort lancé aux partenaires financiers du gouvernement gabonais, qui malgré ce temps de crise a pu régler cash une dette estimée à plus de 44 milliards de FCFA de l’année 2014 au 31 décembre 2016.

Ces 30 milliards de FCFA qui représentent une dette fiscale de la SEEG due à l’Etat, devraient désormais ouvrir d’autres perspectives dans la qualité de service de cette société qui jouit d’un monopole dans le secteur de la fourniture en eau et en électricité de plus de vingt ans. Mais pour Jean-Fidèle Otandault donc, « nous aimerions également que l’effort fait par l’Etat puisse bénéficier à la collectivité dans laquelle ces sociétés exercent leurs activités et font des bénéfices : en matière d’investissement, en particulier dans la modernisation des outils de production et bien entendu, en ce qui concerne la préservation des emplois  ». On devrait donc s’attendre à un investissement conséquent de cette entreprise qui ne fait pas l’unanimité auprès de ses usagers, au regard de ses nombreuses coupures d’eau et d’électricité qui causent souvent du tort aux foyers.

Les différents signataires se sont dits satisfaits de ce mode de paiement, qui devrait donner un nouveau souffle aux opérateurs économiques. Sur les 13 milliards de FCFA restant, l’Etat s’est engagé à s’acquitter sur une période de trente (30) mois à compter de novembre 2017. La SEEG qui disait ne plus investir à cause des impayés de l’Etat se trouve désormais dos au mure.

Dorian ONDO

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