Makokou : Les produits Graine déjà sur le marché local

31 janvier 20180
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Depuis le lancement officiel en février 2017 par le chef de l’Etat gabonais de la phase de récolte, le programme Graine à Makokou peut déjà se satisfaire de son bilan, bien que freiné par des contingences environnementales.


Ce qui était une utopie, il y a encore quelques années, se réalise progressivement. Les coopératives engagées dans le programme GRAINE dans la province de l’Ogooué Ivindo, commencent à percevoir le fruit de leur labeur. « Nous avons des acheteurs locaux qui viennent acheter et en retour nous gagnons de l’argent  » nous a confié le président de la coopérative AFO2 qui produit deux cultures, le manioc et la banane.

Au total, en termes de bilan de la production « depuis le lancement de la première récolte en février par le chef de l’Etat en 2017, nous avons récolté à peu près 450 tonnes de manioc et 13 tonnes de banane vendus sur le marché local de Makokou » s’est satisfait le responsable de la SOTRADER à Makokou. Pour en arriver à ces résultats il a fallu disposer, dans l’ensemble de la province de l’Ogooué Ivindo, de 1009,32 ha de superficie aménagée dont 508,64 ha plantée. 331,78 ha en manioc, 175,26 ha en banane et 1,6 ha en piment. Un travail réalisé au quotidien par des coopératives agricoles composées d’hommes et femmes.

En effet, la SOTRADER a enregistré dans cette province 172 coopératives, 33 sont en activités avec un total de 977 membres coopérateurs dont 524 hommes et 467 femmes. En ce qui concerne la phase de récolte, 23 coopératives sont à pied d’œuvre. En ce qui concerne la commercialisation des produits des plantations, la SOTRADER précise que « Les coopératives vendent elles-mêmes et nous les assistons c’est-à-dire que nous avons des listes de clients qui sont à Makokou et à Libreville et on les met en contact » nous a confié Sidoine Akoubou, coordonnateur provincial du programme GRAINE. La question du transport des produits à Makokou semble être réglé à en croire Sidoine Akoubou « s’ils sortent deux ou trois tonnes de manioc, ils n’auront pas les capacités de les transporter. Donc nous assurons le transport entre la plantation et le lieu de trempage. Une fois que le manioc est trempé, transformé, nous assurons encore le transport entre le lieu de trempage et les lieux de vente".

Si les responsables provinciaux de la SOTRADER peuvent se satisfaire de ce bilan à mi-parcours, Dieudonné Minlama Mintogho estime qu’il y a encore des enjeux, « parce que nous étions à Ndéndé et nous avons remarqué que beaucoup de personnes, au lieu de venir dans les plantations de la SOTRADER, traversent encore la frontière pour aller au Congo. Si c’est une information, nous voulons donner cette information à tout le monde qu’aussi bien dans l’Ogooué Ivindo que dans la Ngounié, on peut trouver le manioc, l’offre existe réellement ici  ». Toutefois malgré ces avancés, il reste que le chemin pour atteindre l’autosuffisance alimentaire en ce qui concerne les produits vivriers est encore long. Il reste pour l’Etat à aider à améliorer la production et communiquer davantage sur les produits des plantations déjà disponibles.

PC

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