FAO/GABON : Former les femmes et les jeunes pour l’agriculture

23 janvier 20180
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La FAO et le Ministère de l’Agriculture forment les femmes et les jeunes de la Remboué sur les techniques améliorées de production multiple de plants sains de bananiers, ce 20 janvier 2018 à Libreville, au Gabon


Au Gabon, la banane constitue un aliment de base essentiel. Sa commercialisation représente une source de revenus importante pour les populations rurales et sa production en masse contribuerait à la sécurité alimentaire du pays. Cependant, on observe une faible production en quantité et en qualité de banane au Gabon, ce qui constitue un frein à la mise en place d’une filière banane. Les faibles rendements de cette production sont liés essentiellement à l’utilisation du matériel végétal peu performant et à des techniques agricoles rudimentaires. Dans l’objectif de palier à la problématique de la disponibilité du matériel végétal de qualité et en quantité, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) en partenariat avec le Ministère de l’agriculture, de l’élevage, chargé du Programme Graine ont organisé du 15 au 20 janvier une session de formation sur la technique du PIF (Plants Issus des Fragments de Tiges) au profit des femmes et des jeunes producteurs de banane de la Remboué. « Cette formation a consisté à outiller les producteurs de banane de la Remboué d’une technique améliorée de multiplication rapide et en masse de plants sains de matériel végétal afin d’accroitre la production de banane » a déclaré Yolande Mbeng, Directeur général adjoint de l’AGASA et responsable de la cellule genre au Ministère de l’agriculture, de l’élevage, chargé du Programme Graine. Aussi, « au sortir de ces séances d’apprentissage, les jeunes de la Remboué pourront se lancer dans la production du matériel végétal de qualité, maillon indispensable pour le développement de la filière et à terme, créer un réseau de semenciers » a-t-elle ajouté. « Les apprenants ont été initiés sur les techniques de conditionnement des rejets de bananiers pour obtenir les explants, à les ensemencer dans le germoir, à sevrer et à élever les vivo plants sous ombrière en vue de leur endurcissement » a expliqué Hortense Mbondji, membre de la cellule genre et expert en technique PIF.

Plus d’une trentaine de femmes et des jeunes ont pris part à cette formation, et beaucoup ont été satisfaits de cette initiative qu’ils souhaitent voir se pérenniser. « Cet appui en formation nous a permis d’acquérir les rudiments nécessaires pour produire la semence saine et lutter contre les charançons qui réduisent la durée de vie de nos bananiers » s’est réjouie Géneviève Akele Nzue, bénéficiaire. La FAO, partenaire stratégique du Ministère de l’agriculture oriente son intervention dans l’augmentation de l’efficacité des chaines de valeurs agricoles, au niveau de l’amélioration de la production, de la transformation des produits, du développement de l’entrepreneuriat local et l’organisation coopérative. « C’est en ce sens que nous avons bien voulu accompagner ces femmes et ces jeunes dans la production de la matière première afin de pouvoir les rendre plus autonomes dans leur activité de production de banane et lutter contre la pauvreté en milieu rural » a précisé Huguette Biloho Essono, Chargée de programme FAO.

Cette initiative matérialise la volonté de la FAO et du Ministère de l’agriculture, de l’élevage, chargé du programme Graine d’accélérer la cadence pour garantir la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations et de lutter contre la pauvreté en milieu rural.

JB

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