AGROALIMENTAIRE : Olam optimalise sur les restes de Siat à Makouké

21 janvier 20180
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Implantée dans la majorité des provinces du Gabon, la compagnie Olam est depuis plus d’un an à Makouké, dans le moyen Ogooué, sur l’ancien site de Siat Gabon dans le cadre de son projet agroalimentaire de développement de plusieurs hectares de palmiers à huile avec une ambition plus grande que celle du cédant.


Il faut traverser par bac pour se rendre sur le site d’Olam Palm de Makouké. Après avoir acquis une superficie de 5700 hectares qu’exploitait Siat Gabon, la compagnie Olam, dans le souci du respect des normes environnementales car soumis à un plan RSPO, s’est attelée avant le démarrage de ses plantations, à identifier les zones dites tampon, c’est-à-dire des zones ayant une valeur environnementale élevée.

Ces zones représentent 800 ha. A en croire Hubert Samba, le responsable de haute valeur de conservation (HVC) à Makouké « si on dévalise tout et on plante, ces rivières et les zones humides peuvent disparaitre à la longue, ce qui n’est pas très bon pour les générations futures. Ces arbres que vous voyez empêchent les produits chimiques qu’on utilise de s’infiltrer et d’aller dans la rivière parce qu’en aval, on a les populations riveraines qui consomment ces eaux et il y a également la faune qu’on protège » a-t-il précisé. En effet, cette exigence environnementale n’avait pas été prise en compte par l’entreprise cédante au regard de l’exploitation antérieure constatée de ces zone HVC. Cela pourrait donc s’expliquer par le faible intérêt que revêtaient à cette époque, les questions portant sur la protection de l’environnement. Toutefois, les ambitions d’Olam demeurent élevées en termes de production.

Actuellement l’entreprise est à 21 tonnes journalières et envisage d’atteindre les 60 à 70 tonnes par jour. Un objectif qui aurait pu être atteint si, comme nous l’explique un employé, toutes les conditions étaient réunies : « Il fallait réaménager ces vergers en abattant toutes les plantations laissées au temps d’AgroGabon pour faire face à un verger qu’on peut facilement exploiter. Ce qui fait que les surfaces immatures sont plus élevées que les surfaces exploitables il faut donc attendre trois (3) ou quatre (4) ans pour que ces plantations rentrent en production  ». De plus, pour réaliser son ambition, Olam a créé plus d’emplois que par le passé : «  lorsque nous sommes venus, nous avons lancé un recrutement massif, parce que Siat nous a rétrocédé le personnel qui était de cinquante (50) personnes et nous nous avons recruté 500 travailleurs le 1er juillet 2016. A ce jour nous sommes à 710 employés dont 658 gabonais » nous a confié Barthélémy Ndong, chef du personnel.

En outre, dans le plan social, Olam prévoit la construction de plusieurs logements de ses employés pour renforcer l’offre actuelle qui n’est que de 10 maisons. Le démarrage des travaux de construction de ces logements est prévu pour le mois de mars 2018. Il faut toutefois préciser qu’en ce qui concerne le palmier à huile, Olam utilise deux variétés à savoir PalmElit du Bénin et Univanich provenant de Malaisie le but est de voir comment se comportent ces deux variétés au Gabon afin d’identifier le plus performant. Avec ce projet de plantation de palmier à Huile, dans quelques années, l’activité économique à Makouké connaîtra un essor considérable.

PC

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